Le film de chasse de l’année!! l’Alaska et ses Grizzlys avec Ken Taylor et Michel Therien.

Absolument à voir! C’est la première fois depuis Fred Bear que l’on voit un Grizzly immense être prélevé à l’arc traditionnelle. Continuer la lecture de « Le film de chasse de l’année!! l’Alaska et ses Grizzlys avec Ken Taylor et Michel Therien. »

Fauniquement Femme Latulippe : Une bonne initiation qui peut faire toute la différence!

Les femmes aussi aiment la nature et la chasse, il suffit d’une toute première expérience bien encadrée et la piqure est permanente.   Continuer la lecture de « Fauniquement Femme Latulippe : Une bonne initiation qui peut faire toute la différence! »

Prospection à partir des cartes

Quand on parle de prospection,on pense immédiatement à la recherche
d’indices sur le territoire.Toutefois,avant d’entreprendre cette étape,il est
primordial d’analyser les cartes de notre secteur de chasse qui nous permettent
de connaitre la topographie ainsi que les différents peuplements de
celui-ci.Cela a pour but de repérer les endroits susceptibles d’abriter des
populations d’orignaux et de nous éviter de perdre du temps à des endroits peu
productifs.

Dans ce texte,je vais donc vous faire part,à l’aide de la carte
ci-dessous,des différents points que j’analyse avant d’entreprendre les
recherches sur le terrain.

Je commence d’abord par observer la disposition des peuplements.Je
recherche particulièrement des intrus.Par exemple,une concentration de
conifères parmi une forêt de feuillus ou mélangée et vice versa.Ces endroits
sont de véritables aimants à orignaux puisqu’ils leurs offrent tout ce dont ils
ont besoin (couvert et nourriture) pour assurer leur survie dans des espaces
assez resteints.Ensuite,j’observe la topographie du secteur.Je veux savoir si
l’endroit qui retient mon attention est situé sur une montagne ou dans une
vallée.

Si on observe l’exemple 1,on constate qu’il s’agit de conifères parmi
une forêt mélangée,c’est-à-dire un site de repos au milieu de la nourriture.Il
y a trois facteurs qui retiennent mon attention.Premièrement,il s’agit d’un
endroit tranquille qui est à environ un demi-kilomètre du sentier ou chemin le
plus proche.Il y a donc de fortes chances qu’il y ait très peu de chasseurs qui
exploitent ce secteur.Par conséquent,les orignaux présents seront probablement
moins farouches et plus réceptifs aux appels.Deuxièmement,en plus de la
tranquilité,ce site de repos est situé au sommet d’une montagne.C’est un aspect
que les grands mâles affectionnent particulièrement.Dans le temps du rut,ils
auront tendance à faire plusieurs souilles à ces endroits puisque le vent permettra
à leurs odeurs de voyager jusqu’aux femelles qui iront les rejoindre
lorsqu’elles seront réceptives.Troisièmement,pour les chasseurs,les sommets de
montagne sont relativements faciles à chasser puisqu’ils bénéficient d’un vent
constant la plupart du temps.

Quoiqu’il soit à proximité d’un chemin,l’exemple 2 est du même type que
le premier.Il n’est donc pas à négliger.

Quand les différents types de peuplements sont abondants dans un même
secteur,je vais plutôt rechercher une pointe de feuillus ou de conifères qui
s’introduit dans un peuplement étranger.Les sites 3 et 4 en sont de parfaits
exemples.Ce genre de pointes ou de lisières sont d’excellents endroits à
chasser en raison de leur étroitesse.En effet,en longeant la transition de la
forêt tout en effectuant des appels,vos chances d’être entendus par les
orignaux présents dans ces habitats seront excellentes.

Il y a bien sûr les coupes forestières qui sont faciles à identifier et
très populaires.L’important,à partir des cartes,est de vérifier si il y a des
sites de repos à proximité de celles-ci.À première vue,l’exemple 6 semble avoir
tout ce qu’il faut.Cependant,c’est une fois sur le terrain que vous aurez une
meilleure idée de leur qualité.Je réserverai d’ailleurs une partie de mon
prochain texte pour vous énumérer quelques points qui les rendent attrayantes
pour les orignaux.

J’identifie également des endroits frais en cas de chaleur durant mon
séjour.Dans ces conditions,je recherche de petits criques parmi une forêt de
conifères.En plus de leur procurer de l’ombre toute la journée,on retrouve
souvent dans ces habitats un sol humide qui invite les orignaux à s’y
coucher.L’exemple 5 semble tout indiqué.En plus de probablement comporter les
critères que je viens d’énumérer,c’est un endroit éloigné des chemins et qui
est à proximité d’une transition.Ce sont des éléments gagnants.Toutefois,ces
endroits sont situés entre les montagnes ce qui en fait des sites difficiles à
chasser en raison du vent qui aura souvent tendance à tourbillonner.Vous devrez
donc être très prudents à ce niveau.

 

Lorsque j’ai recueilli ces informations,je vais sur le terrain pour
valider le tout et aiguiller les secteurs les plus prometteurs.C’est ce dont je
vous ferai part prochainement

 

Arc et arbalète : Inspection des flèches

Une autre inspection très importante à effectuer au printemps mais aussi après chaque tir consiste à examiner minutieusement vos flèches. Elles font partie intégrante de votre équipement et il est important qu’elles soient impeccables afin de vous assurer un tir précis et aussi et surtout de vous éviter des blessures inutiles. Une attention particulière et constante doit donc être portée sur les flèches.

Assurez-vous tout d’abord que vos plumes ne soient pas frippées ou décollées car la flèche perdra ainsi sa précision. Vous pouvez recoller une plume décollée sur moins de 1 cm, mais autrement vous devrez la faire remplacer. Vérifiez aussi vos pointes afin qu’elles soient bien vissées pour ne pas les perdre. Elles doivent avoir le même diamètre que la flèche. Le poids des pointes doit être évidement le même sur toutes les flèches afin d’avoir un bon groupement lors du tir.

Au niveau du corps de la flèche, il faut déceler les fissures dans le carbon et les bosses ou fentes dans l’aluminium. Si le problème se trouve à une extrémité, vous pouvez toujours la faire couper si vous avez assez de jeu au niveau de la longueur, mais rappelez-vous que cette flèche sera ainsi plus légère et qu’elle risque de sortir du groupe lors du tir. Autrement, la flèche devra être éliminée. Une flèche abîmée perd sa solidité et les risques d’éclats lors de la décoche sont très importants.

Ensuite, l’encoche (le nock) doit toujours être comme un neuf. Changez-le dès qu’il y a quoi que ce soit, car c’est cette partie de la flèche qui recevra toute l’énergie propulsée par l’arc ou par l’arbalète. Une flèche d’arc avec un encoche dont une oreille est croche ou qui montre une rainure à l’intérieur équivaut systématiquement à un tir erratique. De plus, souvent ces encoches présentent des micros fêlures qui peuvent s’avérer très dangereuses pour l’archer si la flèche est tirée. En fait la plupart des blessures qui surviennent dans la pratique de ce sport proviennent d’un problème de ce type. À la décoche, la flèche ou l’encoche se brise et les morceaux sont propulsés un peu partout, infligeant des blessures au tireur en plus des bris sur l’équipement car cela équivaut à un tir à vide.

Un examen minutieux des flèches s’impose donc régulièrement afin d’avoir toute la précision voulue lors du tir et de profiter en toute sécurité de ce sport merveilleux !

Arc et arbalète : Entretien et vérification de la corde et des câbles

Voiçi quelques points à vérifier concernant les cordes et câbles d’arc et d’arbalète. Il est tout d’abord évidemment important de s’assurer qu’ils soient toujours en bon état et ne soient pas effilochés (photo 1). Si tel est le cas, il faut les remplacer car c’est le signe de l’usure de la pièce. La corde perdra graduellement ses propriétés et pourrait devenir dangeureuse, car elle risquerait de se briser.

De plus, habituellement lorsqu’une corde s’effiloche c’est le signe qu’elle s’étire aussi, ce qui n’est pas souhaitable car on perd ainsi des livres de pression et cela vient fausser nos mires graduellement. Ce fait (l’étirement) est remarquable principalement sur les cordes d’arc et non d’arbalète. Lorsque vous désirez les remplacer, il faut normalement se déplacer dans une boutique spécialisée qui offre ces services. L’idéal est d’avoir des cordes et câbles de rechange en réserve, car s’il arrive un accident (coupe de la corde avec lame de chasse, tir à vide, etc.) vous ne serez jamais pris au dépourvu et pourrez faire faire le travail rapidement par un technicien.  À ce sujet, si votre arc ou arbalète possède deux câbles, ils devraient idéalement  être remplacés les deux  en même temps si la dégradation est dû par l’usure normale.

Référez-vous au manuel de l’utilisateur pour connaître les mesures exactes des cordes et câbles d’arbalète. Pour l’arc, ces mesures se trouvent habituellement sur un collant à l’intérieur de la branche du bas. Il est très important d’avoir la bonne mesure car l’équilibre de l’arc ou de l’arbalète au complet en dépend.

Le tranche-fil (petit fil mince qui entoure certaines parties de la corde ou du câble, photo 2) sert à protéger et à préserver les brins de la corde ou du câble car il est installé à des endroits où il y a friction. Lorsqu’il s’use ou se défait, il doit être remplacé pour ne pas que les frottements se produisent directement sur la corde ou le câble.

Un autre point important est de s’assurer que les câbles soient bien positionnés dans le séparateur de câbles, morceau de plastique ou de teflon (photo 3 et 3.1) présent autant sur l’arc que sur l’arbalète. Autrement il peut en résulter des tirs erratiques voir même dangereux.

Corde et câbles doivent toujours être bien cirés, sauf le tranche-fil. La fréquence de cirage dépend de l’utilisation que vous en faites. Avec les doigts on doit pouvoir sentir la présence de la cire sur la corde. Cela en préservera son état et la gardera souple et imperméable plus longtemps. Assurez-vous d’avoir un bâton de cire conçue à cet effet, adapté pour ce type de matériel (photo 4).

Questions ou commentaires : corinne@chassequebec.com

Photo 1 : Corde abîmée

Photo 2 : Tranche fil d’arbalète

Photo 3 : Écarteur de câbles d’arbalète

Photo 3.1 : Écarteur de câbles d’arc

Photo 4 : Bâton de cire